Anulingus : notre guide, sans tabou !

Pratique encore méconnue et marginalisée, l’anulingus mérite pourtant qu’on s’y penche. Et si on cassait un peu les préjugés, pour oser sortir de sa zone de confort, et tester une pratique qui peut apporter, aussi bien à celui qui la donne qu’à celui qui la reçoit, un plaisir intense et inédit ? Pour vous lancer dans l’anulingus, suivez le guide ! On vous dit tout, sans tabou !

Petit focus sur l’anulingus

Faisons simple dans la définition de cette pratique : l’anulingus consiste à lécher l’anus de son partenaire en vue de lui donner du plaisir. Ni plus ni moins. C’est une pratique qui peut être réalisée aussi bien par les hommes que les femmes, dans des relations aussi bien homosexuelles qu’hétérosexuelles.

Cette pratique est encore aujourd’hui taboue, alors que l’anus est pourtant l’une des zones érogènes principales du corps, aussi bien chez l’homme que chez la femme. L’anus peut être divisé en deux parties : la zone externe et la zone interne. Ces deux zones sont fortement innervées, ce qui participe à augmenter l’excitation lorsqu’elles sont stimulées, et donc le plaisir. En externe, ce sont les frottements et les caresses qui permettent d’atteindre le plaisir. En interne, les mouvements de va-et-vient sont particulièrement appréciés.

Il est tout à fait possible d’atteindre l’orgasme avec un anulingus, comme avec une sodomie d’ailleurs. Cela demande un peu de pratique et de temps pour lâcher prise et prendre du plaisir, pour certaines personnes du moins, mais les orgasmes procurés par stimulation anale sont puissants et très différents des orgasmes par pénétration vaginale plus classique. Il serait donc dommage de ne pas tester, du moins par curiosité !

Les 3 idées reçues qui nous empêchent de nous lancer

  • L’anulingus est une pratique sale

Ce qui inquiète souvent lorsqu’on pense à l’anulingus, c’est forcément ce qu’on pourrait laisser échapper par inadvertance en pleine excitation. Pas besoin de vous faire un dessin, vous avez saisi l’idée. Petit rappel anatomique, si vous le voulez bien : l’anus ne stocke pas les matières fécales, qui restent dans le gros intestin jusqu’au moment d’être évacuées. Si votre partenaire, qui reçoit l’anulingus, s’est lavé de manière tout à fait normale avant que vous débutiez votre partie de jambes en l’air, il n’y a aucune raison pour qu’il y ait un accident. Même pas besoin de faire un lavement, qui de toute façon est peu recommandé par le corps médical ! Alors, une fausse excuse remise au placard !

  • L’anulingus est une pratique gênante

Gênant, tout est relatif ! Oui, c’est une pratique un peu taboue, difficile peut être à aborder dans un diner entre amis (quoique, tout dépend de vos amis !). Il n’empêche qu’en matière de sexe, c’est votre plaisir et celui de votre partenaire qui priment. Si vous êtes en confiance, si vous en avez envie tous les deux (ou 3 d’ailleurs), lancez-vous ! Et le moment ne sera pas gênant, c’est promis !

  • L’anulingus est une pratique désagréable

On l’a vu un peu plus haut, l’anus est une zone fortement érogène. Alors oui, vous pouvez ne pas avoir l’habitude d’être stimulé à cet endroit-là, mais les faits anatomiques sont là : une stimulation de cette zone vous procurera du plaisir, si vous lâchez prise et si vous en avez envie. Alors, le mieux, c’est encore d’essayer !

Pratiquer l’anulingus : notre méthode !

L’anulingus est, dans la pratique, un peu comparable au cuni. Les techniques de ce dernier peuvent donc s’appliquer à cette nouvelle expérience sexuelle. Envie d’en savoir plus, concrètement ? Voici notre méthode. Elle est testée et approuvée, vous nous en direz des nouvelles !

Commencez par caresser votre partenaire sur l’ensemble du corps, pour lancer le « mode sexe » tranquillement. Ensuite, lorsque votre partenaire commence à être excité(e), passez aux choses sérieuses : commencez par lui offrir un cuni (ou une fellation), en prenant votre temps, et en lubrifiant bien la zone avec votre salive. Vous pouvez aussi insérer un doigt dans son vagin pendant que vous la stimulez au niveau du clitoris. Prenez vraiment votre temps à cette étape, qui va lui permettre de bien se détendre et de se laisser aller. Une fois que vous sentez qu’elle est vraiment excitée, vous pouvez tranquillement vous orienter vers son anus : commencez par effleurer la zone du doigt, tout en continuant à lécher son clitoris. Puis, descendez lentement, pour commencer à embrasser et lécher son anus. Vous pouvez utiliser les mêmes techniques que pour un cuni : des mouvements de langue amples ou plus rapides, en fonction de ses préférences. Si la zone n’est pas assez lubrifiée avec votre salive, n’hésitez pas à utiliser un lubrifiant spécial : la lubrification est vraiment importante pour que votre partenaire puisse prendre du plaisir. Ensuite, vous pouvez tenter la pénétration : soit avec votre langue, soit avec votre doigt. Avec votre deuxième main, qui est restée libre, vous pouvez continuer à stimuler son clitoris. Les deux stimulations, ensemble, permettent de détendre l’anus, pour faciliter la pénétration.

Et après ? Après c’est à vous de voir : soit votre partenaire jouit sous vos coups de langue, soit elle en veut encore plus, et demande à ce que vous la pénétriez. Le moment est peut-être bien choisi pour tester la sodomie ?  

Photo : pexels

Plaisir féminin le guide du Cunnilingus

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