Même les libertines jouent du clitoris

Parfois négligé, oublié, dénigré, le clitoris mérite pourtant d’être honoré comme il se doit car il représente l’une des principales clés de l’orgasme féminin et facilite toutes les  jouissances, qu’elles que soient les pénétrations. Libertin ou pas, le clito reste donc un héros pour toutes les femmes.

Le mont jouissance
Bouton de rose, perle, bourgeon, berlingot, fraise… le clitoris est paré de nombreux surnoms. Du grec kleitoris, il signifie « petite colline ». Compte tenu de l’ampleur de l’extase qu’il procure, ne s’agirait-il pas d’un pic, d’un roc, d’un cap, que dis-je ? d’une péninsule ! Ce bout de chair dont la seule fonction est de procurer du plaisir reste en effet le principal détonateur de l’orgasme pour environ 80% des femmes.
Normal lorsque l’on sait que 8000 terminaisons nerveuses composent cette zone érogène… très très réactive. D’où l’intérêt de bien le connaître et le maîtriser pour atteindre et augmenter le plaisir, seule ou à plusieurs.

Le clitoris pour les nuls
Et oui, de nombreuses femmes ne savent pas très bien où se situe leur clitoris (là, c’est pour tout le monde pareil), à quoi il ressemble (le vôtre est unique) et comment il marche (chacun fonctionne à sa manière). N’ayez pas peur de regarder votre clito dans les yeux et de prendre votre plus beau miroir pour découvrir ce fabuleux organe. Pour rappel, il se situe en haut de la vulve, entre les lèvres. Mais attention, cette petite colline n’est que la partie émergée de l’iceberg clitoridien ! Elle mesure entre 0,5 et 1 cm, alors que la partie interne peut mesurer jusqu’à 10 cm. Ce gland est recouvert d’un prépuce, et il augmente de taille quand l’excitation monte. Ca vous rappelle quelque chose ? C’est que le clitoris est l’équivalent du pénis. Les femmes peuvent donc bander ? En quelque sorte et même « éjaculer » lorsqu’elles sont femmes fontaine.

La revanche du clito
Nous avons beau être en 2014 et voir le libertinage se démocratiser, le clitoris reste parfois tabou, quand il n’est pas dénigré. Depuis les théories phallocratiques du docteur Freud, une vraie femme devrait jouir grâce à son vagin, les clitoridiennes étant restées au stade du plaisir infantile. Depuis, la science a redonné ses lettres de noblesse au clitoris qui pourtant connaîtrait une « excision culturelle », selon Maïa Mazaurette, auteur de La revanche du clitoris, en collaboration avec Damien Mascret, sexologue. « Manifeste à la croisée des sciences, de la politique, de l’histoire, de la psychanalyse et du féminisme », selon la blogueuse de Sexactu sur GQ magazine, l’ouvrage réhabilite le clitoris et toutes les femmes qui, « faiblement », ne serait pas vaginales.

La porte des plaisirs
Surtout qu’en profondeur, le clitoris entoure son voisin le vagin, qui s’en trouve d’autant plus stimulé. Le clito peut donc être à l’origine de certains orgasmes vaginaux. Que ce soit le cas ou pas, il doit être chouchouté, caressé et exploré par les femmes, comme par les hommes, libertins ou non.

La revanche du clitoris, Maïa Mazaurette, Damien Mascret, éditions la Musardine

Photo : pexels

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