Le dirty talk ou comment pimenter sa sexualité

Envie de maîtriser l’art du « dirty talk » ? Se parler crûment pendant le sexe. Nous allons voir que cette pratique peut pimenter votre sexualité, mais aussi vous apprendre à mieux communiquer vos préférences et envies sexuelles à votre partenaire. Prêt.e à parler sans langue de bois ?

La pratique du dirty talk transporte-t-elle une part de nos émotions ? Une étude publiée dans les Archives of Sexual Behavior et relayée par le magazine Marie Claire révèle que 92% des participant.e.s parlent pendant un rapport sexuel.*

Pourquoi éprouve-t-on le besoin de susurrer des mots coquins lors d’étreintes passionnées ? Comment faire pour en parler avec son.sa partenaire ? Le dirty talk est-il une clef pour lâcher prise ? « Oh oui » on vous dit tout.

Qu’est-ce que le dirty talk ?

Rien que le mot est excitant, mais qu’est-ce que le dirty talk et quand a-t-on recours à son usage ?

Parle-moi mal

Le dirty talk c’est l’art de se parler avec des mots crus pendant le sexe. C’est s’approprier un langage osé qui serait inapproprié dans un contexte hors sexuel.

Ces mots coquins se susurrent à l’oreille de l’autre ou bien se déclament haut et fort en fonction de son tempérament, de l’excitation ressentie, et ce, dans le but, de faire grimper la température.

Comment faire part de son désir à l’autre ?

Si on souhaite émoustiller ses ébats, il est essentiel de prévenir son.sa partenaire pour ne point le.la choquer. Un tel revirement peut en effet déstabiliser. On profite d’un moment de calme pour parler de ses envies sexuelles, de nouvelles pratiques que l’on souhaite expérimenter ensemble. Une fois le décor posé, on glisse à l’autre que l’on aimerait bien tester le dirty talk : dire des mots malicieux, des mots tendancieux, des mots licencieux pendant l’amour.

Dirty talk, mode d’emploi !

Comment pimenter ses relations en utilisant des mots crus ? Tout est une question de dosage et d’équilibre. Le mieux est de commencer avec des mots doux comme le typique : « Oh oui » ! Puis on accélère le tempo avec des mots plus équivoques : « J’ai envie de toi », « Que c’est bon », « J’aime ça », « Vas-y », « Plus vite ». Si on est plus à l’aise, on peut se lâcher en empruntant un langage plus érotique : « J’adore quand tu effleures mes seins », « J’ai envie de te goûter », « Quand tu me caresses le clito, je chavire », « J’aime sentir ta bouche sur mon sexe. »

Point de formule magique, hélas, car le dirty talk est personnel à chacun. Il est le reflet de nos émotions brutes à l’instant T.

Pourquoi quand on éprouve du plaisir, ressent-on le besoin de l’exprimer à l’autre avec des paroles scandaleusement indécentes ?

On se dit des mots crus ?

La communication sexuelle passe-t-elle par des mots « cash » ? En tout cas, cela facilite l’entente sexuelle.

Dirty talk : partager le plaisir ressenti

Se dire des mots crus permet de transmettre à l’autre la jouissance ressentie, les bouleversements vécus dans son corps. À l’instar des cris et des gémissements, ils excitent et indiquent si l’ambiance est enflammée. Si cette joute sexy joue le rôle de thermomètre, elle peut aussi servir de boussole.

Viens, je te guide

Parfois, on ne sait pas comment montrer à l’autre ce qui nous émoustille, ce qui nous fait totalement perdre pied. Utiliser un vocabulaire sexuel différent est une alternative pour guider son.sa partenaire sans prise de tête. Ainsi on peut demander à l’autre de ralentir le rythme ou bien d’accélérer, de plus s’attarder sur cette zone qui nous procure tant de plaisir. Qu’il est bon de passer des mots à l’acte, non ?

Le dirty talk ne se met-il à nu qu’au lit ?

Contre toute attente, ce langage lascif n’est pas seulement à réserver lors d’une parenthèse hot. Le  dirty talk 2.0 se cache dans les téléphones portables ou se confesse sur un site de rencontre. Son but ? Semer des graines d’excitation avant le moment fatidique.

Pour s’assurer une nuit endiablée, on peut s’improviser poète ou poétesse lubrique. Une touche sensuelle pour mieux se connecter.

Bénéfices pour sa sexualité

Loin de la bienséance, oser se parler sans filtre est une occasion de parler le même langage sexuel.

Le dirty talk, ami des jeux de rôle

Les mots olé olé sont les compagnons de nos fantasmes. Il est parfois plus simple de s’abandonner quand on entre dans la peau d’un personnage lors d’un jeu de rôle. L’imagination et les mots moins conventionnels font très bon ménage. S’ils sont maniés avec érotisme, ils peuvent nous mener à l’extase.

Dans les rapports de domination-soumission intrinsèque à la pratique du sadomasochisme, le dirty talk occupe une place centrale dans les scénarios brûlants pour attiser le feu intérieur des amant.e.s.

Lire aussi l’article : Sadomasochisme, entre confiance et imagination

Casser la routine

Quand on ose se parler sans tabous pendant le sexe ou les préliminaires, on pimente sa relation. Pour certain.e.s, cela est même synonyme de sortir de sa routine sexuelle. On se sent plus libre, plus apte à lâcher prise et même à tester d’autres envies.

On expérimente d’autres pratiques ?

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Dialoguer avec audace ouvre la porte de plaisirs insoupçonnés. Plus complice, on peut changer son regard sur sa sexualité et s’aventurer sur des chemins qu’on n’osait, jadis, arpenter telle que la pratique du libertinage ou de l’échangisme.

S’adonner au dirty talk peut être l’occasion de tester son entente sexuelle. Ces mots emplis d’audace et d’érotisme permettent de s’encourager, de se guider, de s’exprimer pour mieux jouir ensemble.

Ces échanges intimes boostent la libido et entrainent les partenaires vers d’autres jeux à explorer.

Venez varier votre sexualité avec NousLib.

Eva

Source :

* Archives of Sexual Behavior – 92% des personnes interrogées parlent pendant un rapport sexuel – Marie Claire.

Photo : pexels

Sexualité : mode d'emploi

Les articles les plus consultés