Couples, initiez-vous au SM !

 

N’en déplaise à ses détracteurs, le SM est bien plus complexe qu’une fessée et une paire de menottes. C’est tout un art de vivre, une ode à la complicité et au respect. D’ailleurs, les couples SM figurent parmi les plus fusionnels et les plus épanouis ! Alors, vous vous y mettez ?

SM comme dans Soumission et… Domination

Ou comme dans sadomasochiste, c’est vrai. Mais disons que ce terme-ci renvoie de suite à une image très connotée de sadiques cruels et sans empathie ou de victimes masos. Or la pratique du SM en réalité c’est surtout un jeu de pouvoir entre deux adultes consentants et fervents amateurs d’espièglerie !

 Ces jeux d’épanouissement de la vie sexuelle peuvent s’inscrire dans le cadre d’une séance ponctuelle ou dans celui d’une relation plus étroite. Mais peu importe leur forme, ils sont tous liés par un point commun : un contrat entre le S (Soumis) et le D (Dominant). Le premier y expose clairement ses limites et ses tabous (par exemple : pas de pénétration violente, pas chaud pour du sexe annal ou de l’échangisme, etc.) et le second les respecte. D’ailleurs, il est d’usage de convenir d’un mot de sécurité, de façon à pouvoir mettre la relation sur « Pause » lorsque que quelque chose est déplaisant pour l’un ou l’autre des amants.

Ceci étant, imaginez-vous la situation. Vous donnez carte blanche à votre partenaire. En sachant bien sûr qu’il ne dépassera pas vos limites. Mais c’est la seule chose que vous savez. Pour tout le reste, vous devez vous en remettre à l’imagination de votre amant. Et surtout… Lui obéir en toute chose ! Plutôt excitant, non ?

SM : votre partenaire est-il prêt ?

Pour aborder le sujet, rien de tel que le lui demander franchement : si vous étiez son esclave sexuelle, que vous ferait-il ? Et que vous ferait-il faire ? Ou au contraire, si lui-même était votre esclave sexuel, qu’aimerait-il que vous lui fassiez ? N’hésitez pas à le questionner, à l’orienter, à lui donner des idées. Le but du jeu est de tâter le terrain, faire marche son imagination, le titiller… Une fois que vous avez vos réponses, commencez à jouer ensemble : qui sera S, qui sera D ?

SM : quj est le dominant et qui est le soumis ?

Pour déterminer cela, il y a plusieurs façons. Vous pouvez bien sûr essayer de déterminer vos inclinaisons naturelles : préféreriez-vous être dominée par votre amant ou au contraire être sa Maîtresse dominatrice ?

Si la réponse à cette question ne vous vient pas simplement, essayez le jeu des regards. En effet, tout passe par le regard : l’amour, la passion, le désir, l’excitation et même la soumission et la domination ! Alors laissez l’autre vous examiner de bas en haut comme si vous n’étiez qu’un vulgaire objet. Que ressentez-vous ? Une gêne ou au contraire une excitation ? Si ce regard-là, froid et dominant vous excite, vous avez trouvé votre place de S. Si au contraire, vous fantasmez plus sur un regard admiratif ou implorant, vous êtes D ! Bien sûr ces rôles sont tout à fait interchangeables. À ce moment-là, il suffit de se mettre d’accord sur des périodes.  (15 jour, 15 jours par exemple)

Ainsi le regard traduit l’attribution des rôles : menottes, fessées, masques et autres ne sont que des accessoires.  

SM : par où commencer ?

Tout d’abord, chacun doit bien avoir en tête une chose : le plaisir du plaisir de l’autre. C’est la base du SM ! Sans ça, les rapports seraient susceptibles de dévier sur des pratiques sadiques.

L’autre grande constituante, c’est que le psychologique joue un rôle essentiel dans les rapports et l’excitation. Il va donc vous falloir commencer à réfléchir à vous constituer des personnages. Cela peut être toujours les mêmes ou bien vous pouvez changer selon vos désirs d’un rapport à l’autre. Nous vous conseillons de vous mettre à fond dans votre personnage : trouvez-vous un nom, une tenue, des accessoires. Accordez-vous avec votre partenaire dans les jours qui précèdent sur un jeu de rôle, un scénario à plus ou moins long terme. Vos deux personnages sont interdépendants du désir de l’autre. Madame S a la fantasme d’être enlevée par un vil bandit ? Monsieur D rêverait d’attacher  sa belle et de lui faire l’amour les yeux bandés ? Entendez les fantasmes de l’autre mais n’en dévoilez pas trop pour autant ! Le suspense est la clé de tout !

SM : quelques idées de jeux

  • La femme bandée : D le maître bande les yeux de S sa soumise et lui pose un casque sur les oreilles avec une musique de son choix. Ainsi privée de ses sens visuel et auditif, S est désormais toute à l’écoute de son corps. D l’allonge sur un matelas, puis à l’aide de différents accessoires (plumeau, martinet, bougie, aliments, etc.) caresse langoureusement son corps jusqu’à un niveau d’excitation insoutenable. À ce moment-là, S devra supplier D de l’autoriser à la sucer et si elle s’y prend bien, et seulement à ce moment-là, il acceptera de la pénétrer.

Pour pousser le jeu plus loin : invitez d’autres convives à « utiliser » S (avec son consentement préalable bien sûr !)

  • La soubrette : S, la soumise se laisse habiller par D le dominant qu’elle vouvoie et appelle désormais « Monsieur ». Celui-ci va lui faire exécuter plusieurs tâches ménagères pendant que lui-même travaille à son bureau, vêtu en businessman. Lorsque que la soubrette a accompli ses différentes tâches, D va faire le tour et inspecter son travail. À la suite de quoi il la récompensera ou la punira.

Pour pousser le jeu plus loin : le jeu de la soubrette peut se faire avec des invités. À ce moment-là, S n’est autorisée à ne parler qu’avec D mais reçoit ses ordres des autres convives qu’elle doit servir pour honorer D. Bien sûr, tout écart sera publiquement puni comme il se doit.

  • La Maîtresse d’école : D, la dominante qui joue le rôle de l’enseignante est vêtue d’une robe serrée et courte, qui laisse deviner des bas des plus coquins et une absence évidente de sous-vêtements. Elle donne un devoir à S, son élève (dictée, rédaction, poème à la grandeur de D, etc.) Chaque faute est ensuite punie selon un barème coquin défini à l’avance.

Pour pousser le jeu plus loin : remplacer les punitions coquines par des punitions physiques. Bonnet d’âne, humiliation, fausse colère, coups de règles sur les fesses déculottées, etc.

Photo : pexels

Les articles les plus consultés