Celle qui aimait les Glory Hole

Elle s’appelle Sabine, vit en région Lyonnaise et est une fervente amatrice de Glory Hole. Elle a accepté de répondre à toutes nos questions.

Bonjour Sabine, peux-tu déjà expliquer ce qu’est un Glory Hole pour ceux qui ignorent ce que c’est ?

C’est un trou, de bonne taille quand même – il faut qu’on le remarque ! – qui est fait dans une cloison assez fine, genre toilettes publiques, cabines de sex shop, etc.

Et que fait-on avec ça ?

(Rigolant)

Ma foi, pas mal de choses sympas ! Si vous êtes un mec, vous glissez votre engin et vous laissez faire la personne derrière. Et elle peut vous faire ce qu’elle veut : masturbation, fellation, pénétration, etc. Et si vous êtes une nana, vous pouvez jouer à la vilaine petite cochonne qui suce et masturbe des inconnus !!!

Comment as-tu connu cette pratique ?

J’ai trois grands frères. Quand nous étions ados, la maison était constamment remplie de leurs copains. J’épiais leurs conversations en cachette bien sûr. Et bon, vous savez ce que c’est, les garçons à cet âge, ils aiment bien se vanter de leurs exploits sexuels, surtout quand ils sont imaginaires. Du coup c’était toujours à celui qui raconterait le truc le plus extravagant. Moi, ça me titillait l’imagination de les écouter, planquée dans mon coin ! Parfois même, je me caressais…J’avais peur qu’ils me trouvent bien sûr, mais ce petit côté interdit rajoutait du piquant ! Enfin bref, parmi les histoires qui m’excitaient le plus, vous l’aurez compris, il y avait celles où l’un des copains de mes frangins entraient aux toilettes et se faisaient appeler par un petit trou pour y glisser leur sexe. Ils donnaient toujours une tonne de détails pour que leurs histoires paraissent vraies. C’était génial. Un vrai conte de fée porno !

Et ta toute première fois, du coup, c’était comment ?

C’était très bon merci ! (Rire) La toute première fois, j’étais à la fac. Il y avait un amphi, dans lequel j’avais cours les mercredis soirs. En début d’année, dès le premier passage aux toilettes (qui étaient mixtes !), j’avais remarqué un certain petit trou que j’avais très vite identifié pour ce qu’il était. Alors bien sûr, chaque fois qu’on avait cours ici, je passais par ma cabine fétiche avant et après le cours, mais jamais rien ne se passait. J’étais un peu déçue. D’un autre côté, c’est vrai que je n’osais pas non plus « inviter » qui que ce soit !

Et puis, un jour, le cours avait déjà commencé, j’étais en retard. Je me demande ce que je fais : J’y passe ou pas ? C’est sûr qu’il n’y aura personne, mais d’un autre côté il y avait encore quelques étudiants qui trainaient dans les couloirs… Ce n’était donc pas complètement sans espoir, même si honnêtement, je ne m’attendais à rien. Je décide d’y aller quand même, au cas où.

Et il y avait quelqu’un ?

Pas au début. C’est que j’attendais toujours 5-10 minutes avant de repartir. Donc là, je fais pareil. Au bout de peu de temps, entre un type dans la cabine d’à côté. Apparemment, il remarque le trou puisqu’il commence à gratter doucement contre la cloison. Là, je commence à stresser et être excitée en même temps ! Putain, qu’est-ce que je fais ?!  J’ose enfin, je glisse mon index dans le trou pour l’inviter. Je pensais que c’était le signe universel, que TOUS les mecs du monde connaissaient ça. Au lieu de ça, une voix décontenancée me demande doucement : « Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? » Ça m’a immédiatement détendue de me dire qu’il y avait plus débutant que moi ! Du coup, j’ai repris confiance et j’ai pris les choses en mains : « Passe ton engin dedans… » J’entends des fringues qui se froissent de l’autre côté de la cloison, puis de nouveau la voix, maintenant excitée mais avec une pointe de peur : « Tu mets pas les dents, hein ? » J’ai ri, puis j’ai commencé à le branler, doucement d’abord puis plus rapidement. Je le sentais au taquet. Je lui ai dit : « Tu préviens, hein. » Il a prévenu.

On s’est ensuite retrouvés là, plusieurs autres fois, aux mêmes horaires. Je lui disais toujours de partir avant, que c’était comme ça que ça marchait. Je lui apprenais les codes que j’avais appris des récits des copains de mes frères. On était très maladroits tous les deux  mais c’étaient les premières fois et j’en garde de très bons souvenirs !

Tu as continué les Glory Hole par la suite ?

Oui, bien sûr. Une fois que tu y as « goûté », tu ne peux plus t’en passer ! Par la suite, j’ai osé aller dans des endroits plus « adultes » : sex-shops, cinémas et plus tard encore, clubs.

Qu’est-ce qui te plait dans cette pratique ?

Le sexe anonyme et sans lendemain. C’est zéro engagement, zéro jugement. Je peux faire ce que je veux et être qui je veux, la plus grosse des chaudasses nymphos, sucer trois queues à la fois, me faire prendre par derrière en même temps, puis revenir pépère dans ma petite vie sans que qui que ce soit se doute de la grosse cochonne que je suis. J’adore ça.

Et ça ne te donne pas l’impression d’être soumise ou objéctifiée ?

Absolument pas. D’une c’est moi qui décide d’inviter ou non. Et de deux, c’est aussi moi qui « offre » ce que je veux. Pour moi, c’est au contraire mes partenaires de rencontres qui sont mes objets puisque je joue avec leur jouet le plus précieux. (Grand sourire angélique)

Si vous avez manqué notre précédent articles « Glory Hole : Un trou pas comme les autres« , il est temps de vous rattraper !

Photo : pexels

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