Êtes-vous un bon coup ?

Bon coup, mauvais coup : deux étiquettes comme une sentence. Pourtant vous aimeriez savoir à laquelle de ces catégories vous appartenez parce que si ce n’est pas l’une… Alors c’est forcément l’autre ! Et personne n’a envie d’être un mauvais coup, n’est-ce pas ? Alors comment savoir ? En lisant l’article ci-dessous.

Un bon coup, c’est quoi ?

Pour être un bon coup, il faut que votre CV coche plusieurs cases :

Formation

Comme pour n’importe quel boulot une bonne formation de base est essentielle : biologie 1.0 , connaissances de votre propre corps et du corps de l’autre, qu’est-ce que vous aimez, qu’est-ce qui vous fait grimper aux rideaux, où est le clito, que faire avec un frein, quelle est la différence entre mordre et mordillez, une légère griffure puissamment érotique et une scarification tue-l’amour, …

Bref, pour être un bon coup, il est important de maîtriser ses classiques. Si ce n’est pas le cas, fort heureusement pour vous, vous vivez à l’heure d’internet. Profitez-en pour faire quelques petites révisions ! D’ailleurs on ne saurait que trop vous recommander de commencer par ce petit bijou, un condensé de recherches scientifiques sur le plaisir féminin (le plaisir masculin sera abordé dans les prochaines saisons), à base de tutos vidéos intéractifs : omgyes.com (Pour Oh My God ! Yes !!!!) Vous devriez en redemander…

Expériences

Vos précédentes expériences sont évidemment un atout indéniable. Ce sont elles qui forment (ou formatent) l’artiste que vous êtes. Ainsi une ou deux expériences de longue durée, auront probablement contribué à faire de vous un(e) amant(e) à l’écoute, tendre,  complice et connaissant bien les corps et plaisirs des deux sexes. Vous êtes ce genre de personne avec qui on se sent rapidement à l’aise et en confiance. Belles qualités. En revanche, peut-être avez-vous quelques difficultés à vous adapter à la nouveauté et aurez tendance à reproduire ce que vous connaissez déjà, restant ainsi dans une certaine zone de confort…  Ce qui peut vous rendre maladroit(e).

Si au contraire, vous avez enchaîne de nombreuses mais courtes expériences, vous auront appris à vous adapter plus facilement au changement mais peut-être n’aurez-vous pas pu acquérir autant d’expériences et de compétences qu’une personne dans une relation longue et complice.

L’idéal serait donc une expérience vous ayant permis d’alterner les différentes durées de relations, la clé du succès étant la diversité. Et oubliez la quantité. Il n’y a pas de chiffre magique à atteindre en particulier, tout dépend de votre capacité d’écoute et de votre rapidité d’apprentissage.

Enfin, si vous êtes un(e) grand(e) débutant(e), notez que vous pouvez compenser votre inexpérience : votre motivation, votre envie d’apprendre et l’écoute des conseils d’amants et amantes plus expérimentés joueront toujours en votre faveur. Il y a les bons coups et il y a les bons potentiels !

Savoir-faire et savoir-être

Ne confondez pas les deux. Ils sont différents et complémentaires.

Le savoir-faire, ce sont vos compétences : savoir titiller un frein correctement pendant une fellation, aspirer le gland, caresser les testicules, mordiller un téton, situer un clito, le taquiner de la langue, le sucer tout en utilisant vos mains pour faire grimper votre partenaire… Autant de compétences à maîtriser pour être ce fameux bon coup. Mais être un(e) bon(ne) technicien(ne) ne suffit pas. Il vous faut aussi l’attitude qui va avec. Et ça, c’est ce qu’on appelle le savoir-être.

En effet, au-delà des performances et autres prouesses, il s’agit aussi de passer un bon moment avec l’autre, au point d’avoir qu’une envie : recommencer ! Donc être à l’écoute de ce que l’autre aime, penser à communiquer avec, le ou la mettre en confiance, penser à son plaisir, au partage, à le ou la mettre à l’aise sont autant de savoir-être absolument indispensable pour être un bon coup.

Divers

Enfin, il existe d’autres petites choses qui peuvent faire la différence :

  • Le respect de l’autre commence par vous-même : vous devez absolument avoir une hygiène irréprochable, une haleine fraiche, des dessous de bras sécurisés, un dosage de parfum maîtrisé, une pilosité contrôlée, etc.
  • Et en parlant de respect de l’autre : soyez ponctuels à vos rendez-vous, répondez dans un temps raisonnable à ses messages et appels (non, la règle des 3 jours n’est pas une vraie règle !), prévenez suffisamment à l’avance quand vous ne pouvez pas venir, évitez les sms à 4h du mat’, bref de manière générale gardez en tête que la personne en face de vous est… Une personne justement ! Avec une vie, un agenda et un temps de sommeil indispensable pour être en forme et de bonne humeur.
  • Partage et communication font plus que force ni que rage. Ok, on paraphrase un peu Lafontaine là [1]mais c’est un peu l’idée. Si quelque chose vous déplait, ne vous murez pas dans un silence indigné que vous romprez ensuite avec d’autres qui ne sont pas concernés. Parlez-lui-en directement. On partage et on communique. Simple, efficace.
  • Et enfin pensez à vous et soyez vrai :  la meilleure façon de faire plaisir à l’autre c’est d’y prendre vous-même du plaisir et d’être à ce que vous faites. N’essayez pas de rentrer le ventre, de gémir comme vous l’avez vu faire chez Jacquie et Michel ni de vous lancer dans une performance acrobatique façon incroyable Kâma-Sûtra. Ne vous concentrez pas sur l’image que vous renvoyez de vous-même, mais osez être vous-même, osez dire et faire ce dont vous avez vraiment envie. Votre performance n’en sera que meilleure !

Et l’authentique mauvais coup alors ?

Parce qu’on craint tous d’appartenir à cette catégorie, on tente de se rassurer en se disant qu’après tout, on est tous le bon coup de quelqu’un et le mauvais coup d’un(e) autre. Si ce n’est pas complètement faux, ce n’est pas complètement vrai pour autant…

C’est à dire que vous pouvez potentiellement être le ou la maladroit(e) de quelqu’un, mal vous y prendre une fois ou deux, jouer d’un mauvais timing à la limite… Il peut encore ne pas y avoir d’alchimie entre vous ou vous pouvez, tout simplement, ne pas être dans le truc… Ce sont des choses qui arrivent.

Mais être ou ne pas être un authentique mauvais coup n’est pas une question de hasard… Mais d’attitude générale. Si vous vous reconnaissez dans les lignes qui suivent, il est temps de vous remettre en question…

Le beau-gosse : vous avez l’avantage du physique, quelques abdos bien dessinés, une belle gueule et un sourire ultra-bright à faire pâlir une pub Colgate. En soirée, vous n’avez aucun mal à « lever » n’importe quelle « gonzesse » ou « mec ». D’ailleurs, vous êtes un collectionneur, un(e) artiste de la séduction. Mais passée l’étape de la traque, vous vous reposez sur vos lauriers. Vous pensez que votre physique, peut-être même la taille de votre engin ou de votre bonnet et la personne en face feront le reste. Que nenni bons braves ! Votre job ne s’arrête pas là, être un bon traqueur ne fait pas de vous un bon chasseur… Juste une belle déception ! (Voire une belle étoile de mer…)

L’obsédé(e) de la performance : taille du sexe, endurance de plusieurs heures, nombre d’orgasmes « fournis », de fois où vous l’avez fait dans la nuit, de conquêtes… Et si vous abandonniez les chiffres et l’image que vous voulez renvoyer de vous-même quelques instants pour vous concentrer réellement sur le moment, sur vos partenaires ? Peut-être réaliseriez-vous que les dits « orgasmes » n’étaient rien de plus que des « oh-oui-oh-oui-tu-mefais-jouir-vas-y-viens-qu’on-en-finisse-y’a-Grey’s-anatomy-qui-commence-dans-20-minutes-à-la-télé ».

L’amant(e) égoïste : plutôt bon sur le plan technique mais tellement concentré sur votre petite personne que cela vous en rend détestable. Vous ne partagez pas, ne vous souciez pas vraiment du plaisir de l’autre et jouissez en solo. Avez-vous considéré les poupées sexuelles ?

L’amant(e) capricieux : qui envoie un sms quand l’envie de sexe le démange trop, qui se montre pressant, peu importe l’heure, peu importe l’emploi du temps de la personne en face et qui pique une colère quand l’autre ne répond pas assez vite à ses exigences. Mais que direz votre Maman si elle voyait ça ?!

L’amant(e) mordant(e) : sûr de votre propre valeur, vous n’hésitez pas à lâcher de petites phrases assassines du style : « Ah oui, je comprends pourquoi tu complexes mais t’inquiète, si tu assures ça compensera ! », « Franchement, tu suces pas trop mal, je te mettrai dans mon top 10 et pourtant, j’en ai connu des bonnes suceuses ! », « Alors, c’est pas tous les jours que t’as l’occasion de te taper un canon, hein ? Vas-y profite! », etc.

Bref, vous l’aurez compris, un mauvais coup, ce n’est pas qu’une question de maladresse, d’inexpérience ou encore de manque de compétence, c’est avant tout une personne que l’on n’a plus envie de revoir parce que l’on n’a passé un moment détestable avec.

À bon entendeurs…

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